Stress au travail

Jeudi 13 mars 2008
Tiré du Le Parisien, Le Figaro économie, Libération, L’Humanité, La Tribune, Les Echos, Le Nouvel Observateur numéro 2262

Le Parisien observe sur une page que « le ministre du Travail, Xavier Bertrand, veut lancer une enquête nationale sur l'ampleur du stress dans les entreprises », reprenant ainsi « l'une des recommandations du rapport d'experts qui lui a été remis hier ».
Le journal remarque que «la France partage avec les Etats-Unis le triste privilège d'être l'un des pays au monde où le stress au travail fait le plus de ravages ».
Le Parisien relève que « le phénomène y est même devenu un enjeu crucial de santé publique depuis l'épidémie de suicides qui a touché des entreprises aussi différentes que Renault, PSA, IBM, la banque HSBC ou la Poste ».
Le journal note que « les symptômes sont connus mais les causes de la grande déprime des salariés [sont] plus difficiles à expliquer. On retrouve en toile de fond la course à la productivité, les pressions de l'encadrement, les restructurations ou les accidents de carrière ».
Le quotidien cite Jean-Claude Delgenes, expert en prévention des risques, qui observe que « les médecins du travail ne sont pas formés et les entreprises ne savent pas comment affronter un tel phénomène ».
« D'où l'idée […] d'une grande enquête nationale menée chaque année par l'Insee », pour « identifier, d'ici à 2009, les secteurs les plus touchés de façon à y rendre obligatoire la tenue de négociations sur la détection et la prévention du stress »,
poursuit Le Parisien.
Les Echos abordent également ce rapport de Philippe Nasse, vice-président du Conseil de la concurrence, et Patrick Légeron, médecin psychiatre, sur « les risques psycho-sociaux au travail ».
Le quotidien retient que « Bertrand met la pression sur les entreprises ».
Le journal note en effet que « le ministère du Travail souhaite rendre obligatoires des négociations sur le stress dans les branches où le phénomène est le plus marqué et envisage un bonus-malus financier pour inciter les sociétés à mieux prévenir les risques psycho-sociaux ».
La Tribune observe que « Xavier Bertrand s’attaque au stress au travail », un « sujet souvent tabou ».
Le quotidien note que « dès 2009, une «veille épidémiologique» sur les suicides au travail sera mise en place et confiée à l’InVS ».
Le Figaro économie se penche aussi sur ce rapport d’experts, relevant que « le document insiste sur la nécessité de disposer d'un indicateur global du stress au travail ».
Gérard Mordillat remarque pour sa part dans Libération que « le stress est un faux nez pour ne pas nommer le mal qui ronge le monde du travail : la peur. Peur de mal faire, peur de ne pas faire assez ».
Le Nouvel Observateur relève quant à lui dans un dossier que « la souffrance au travail devient une priorité nationale ». (Rapport disponible sur le site des Echos)

Par Florence BARBE
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Jeudi 13 mars 2008

Paris, le jeudi 13 mars 2008 – Xavier Bertrand nourrirait-il une certaine nostalgie pour l’Avenue de Ségur, où il a occupé pendant plusieurs années les fonctions de ministre de la Santé ou de Secrétaire d’Etat à l’Assurance Maladie ? La conférence de presse qu’il a tenue hier pourrait le laisser croire.

Recevant un rapport sur les risques psychosociaux au travail rédigé par Philippe Nasse, statisticien et économiste et Patrick Légeron, médecin psychiatre, le ministre du travail a en effet annoncé l’adoption d’une série de mesures afin que la France puisse rattraper son retard par rapport aux autres états européens face à la lutte contre le stress lié à l’activité professionnelle. Le ministre s’est même fixé pour objectif que « d’ici deux ou trois ans la France soit au niveau des pays européens qui apportent les meilleures réponses ». Mais avant de s’entendre sur les mesures à adopter face à un mal qui est « évalué par le Bureau international du travail à 3 à 4 % du PIB » et qui serait en partie à l’origine d’un quart des arrêts de travail de deux à quatre mois, Xavier Bertrand entend établir un nouveau diagnostic. C’est ainsi que va être lancée une enquête nationale « afin d’identifier les secteurs et les branches où le stress est supérieur à la moyenne ». Cette étude est confiée à l’INSEE et sera réalisée à partir de questionnaires auto administrés. Ses premiers résultats seront connus dès 2009 a précisé le ministre du Travail. Xavier Bertrand a également souhaité que soit créée « une veille épidémiologique » spécifiquement dédiée au phénomène des suicides au travail. En ce qui concerne les mesures de prévention et de lutte contre le stress, elles seront évoquées lors de « la prochaine conférence sur les conditions de travail » prévue au printemps. Les recommandations de Philippe Nasse et Patrick Légeron seront alors étudiées. Les deux experts ont notamment voulu insister sur l’importance de mettre en place un « indicateur global » comme préalable à toute recherche sur le stress et à toute nouvelle action.

Tiré de www.jim.fr
Par Florence BARBE
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Jeudi 31 janvier 2008

S’il était déjà connu que le stress au travail favorise les pathologies cardiaques, aucune étude n’en avait pour le moment établi les mécanismes. C’est chose faite, avec la publication avancée dans l’European Heart Journal d’une étude britannique. Ce travail a porté sur l’analyse épidémiologique de 10 308 fonctionnaires qui ont été suivis pendant douze ans.

Les auteurs ont tout d’abord confirmé que l’exposition au stress dans le cadre du travail augmentait le risque de maladie coronarienne. Mais surtout, ils ont pu établir que ce lien était indépendant des autres facteurs de risque cardiovasculaires, et était dû à un phénomène physiopathologique particulier, via le système neurovégétatif. Ainsi, ils ont montré que le stress chronique entraînait une augmentation des taux matinaux de cortisol ainsi qu’une moins bonne adaptation du système cardiovasculaire, pouvant expliquer de façon majoritaire les affections cardiaques observées. Pour les auteurs, les modifications du mode de vie (sédentarité, tabac, alcool...) et  le syndrome métabolique liés au stress au travail n’expliqueraient les troubles cardiaques que dans une proportion de 32 %.

European Heart Journal. Édition avancée en ligne du 23 janvier2008.

 

PANORAMA DU MEDECIN -  28 JANVIER 2008 -  N°5087

Par Florence BARBE
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