Partager l'article ! Lutte contre le stress au travail : Xavier Bertrand veut rattraper le retard français: Paris, le jeudi 13 mars 2008 – Xavier Bertrand nourrira ...
Paris, le jeudi 13 mars 2008 – Xavier Bertrand nourrirait-il une certaine nostalgie pour l’Avenue de Ségur, où il a occupé pendant plusieurs années les fonctions de ministre de la Santé ou de Secrétaire d’Etat à l’Assurance Maladie ? La conférence de presse qu’il a tenue hier pourrait le laisser croire.
Recevant un rapport sur les risques psychosociaux au travail rédigé par Philippe Nasse, statisticien et économiste et Patrick Légeron, médecin psychiatre, le ministre du travail a en effet annoncé l’adoption d’une série de mesures afin que la France puisse rattraper son retard par rapport aux autres états européens face à la lutte contre le stress lié à l’activité professionnelle. Le ministre s’est même fixé pour objectif que « d’ici deux ou trois ans la France soit au niveau des pays européens qui apportent les meilleures réponses ». Mais avant de s’entendre sur les mesures à adopter face à un mal qui est « évalué par le Bureau international du travail à 3 à 4 % du PIB » et qui serait en partie à l’origine d’un quart des arrêts de travail de deux à quatre mois, Xavier Bertrand entend établir un nouveau diagnostic. C’est ainsi que va être lancée une enquête nationale « afin d’identifier les secteurs et les branches où le stress est supérieur à la moyenne ». Cette étude est confiée à l’INSEE et sera réalisée à partir de questionnaires auto administrés. Ses premiers résultats seront connus dès 2009 a précisé le ministre du Travail. Xavier Bertrand a également souhaité que soit créée « une veille épidémiologique » spécifiquement dédiée au phénomène des suicides au travail. En ce qui concerne les mesures de prévention et de lutte contre le stress, elles seront évoquées lors de « la prochaine conférence sur les conditions de travail » prévue au printemps. Les recommandations de Philippe Nasse et Patrick Légeron seront alors étudiées. Les deux experts ont notamment voulu insister sur l’importance de mettre en place un « indicateur global » comme préalable à toute recherche sur le stress et à toute nouvelle action.
Tiré de www.jim.fr