Samedi 26 janvier 2008 6 26 /01 /Jan /2008 20:23

Qui sont-ils ? Repérage : quels indicateurs ? référence : rapport Delaubier Avril 2002

 

Elève qui manifeste la capacité de réaliser, dans un certain nombre d’activités, des performances que ne parviennent pas à accomplir la plupart des enfants de son âge, qui dispose, au moment de l’observation et dans les domaines considérés, d’aptitudes nettement supérieures à celles de la moyenne de sa classe d’âge. Ce concept est relatif puisqu’il dépend :

-          des domaines pris en compte (un enfant n’est pas “ surdoué ” de manière uniforme dans tous les champs d’activité),

-          et surtout du seuil que l’on fixera pour définir la population “ surdouée ” (10% des enfants obtenant les meilleures performances ? 5% ? 2% ? 1 % ?).

 

Le seul outil communément admis pour délimiter ce groupe d’enfants est le quotient intellectuel (QI) déterminé à partir de batteries de tests tels que le WISC. Un enfant est donc considéré comme appartenant à la population “ surdouée ”, si son quotient intellectuel a été reconnu exceptionnellement élevé à l’issue d’une évaluation rigoureuse conduite par un psychologue. Il faut souligner que le quotient intellectuel permet seulement de situer les performances d’un individu par rapport à celles de l’ensemble de la population de son âge. Il ne repose plus, comme lors de sa création, par l’allemand Stern, sur la notion d’âge mental. Le seuil de 130 est le repère le plus communément admis (ce qui représenterait autour de 2,3 % de la population, soit un peu moins d’une personne sur 40).

 

La référence au quotient intellectuel appelle un certain nombre de réserves : caractère réducteur, relatif et arbitraire, augmentation des performances aux tests au cours des générations, mesure du QI pas indépendante du contexte socioculturel.

 

Plus que d’identifier les élèves à haut quotient intellectuel, il s’agit de se montrer attentif à des profils complexes révélant la coexistence de signes de précocité ou d’aptitudes particulières et de difficultés à réaliser, à “ épanouir ” ces potentialités.

 

-          seuls les élèves intellectuellement précoces qui « posent problème », parce qu’ils se trouvent soit en difficulté scolaire, soit en souffrance personnelle, nécessitent des aménagements 

-          il est important d’identifier au plus tôt la précocité intellectuelle, et de l’objectiver : l’élève comprend pourquoi il est différent et comment il fonctionne ; son entourage met tout en œuvre pour favoriser sa stimulation intellectuelle (si possible diagnostic avant le cycle 3)

-          tous les acteurs engagés dans l’éducation peuvent contribuer à ce repérage : enseignants, enseignants spécialisés de RASED, psychologues scolaires et conseillers d’orientation psychologues, personnels de santé, …

 

Comme pour toutes les difficultés scolaires, le repérage dès l’école maternelle est la première condition d’une prévention efficace. Toutefois, ce repérage ne doit pas prendre la forme d’un dépistage systématique qui conduirait à faire passer des batteries d’épreuves telles que celles de Wechsler à tous les jeunes enfants. Il s’agit de se montrer attentif à des profils complexes révélant la coexistence de signes de précocité ou d’aptitudes particulières et de difficultés à réaliser, à “ épanouir ” ces potentialités. Si l’enseignant repère certains des indicateurs suivants, il peut penser nécessaire d’inciter la famille à faire effectuer un bilan le plus complet possible, par le psychologue scolaire ou libéral. C’est le croisement de plusieurs indices qui doit alerter. Ces indicateurs peuvent aussi révéler des besoins d’autres natures.

Par Florence BARBE - Publié dans : EIP
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